Eric Drouin, acupuncteur
Membre de l’Ordre des acupuncteurs du Québec, A-008-03

Formation
DEC en acupuncture (technique d’acupuncture traditionnelle chinoise)
Cégep de Rosemont, Montréal, 2003
Stage en pratique familiale
Clinique-école du Cégep de Rosemont, Montréal, 2002-2003
Stage, Applications périnatales de l’acupuncture
Hôpital LaSalle, Montréal, 2003
Formations complémentaires*
Dissection membres supérieurs avec fascias conservés, Atelier de dissection sur cadavres
Université McGill, Montréal, 2022
Le système musculo-squelettique, Atelier de dissection sur cadavres
Université du Québec à Trois-Rivières, Trois-Rivières, 2019
Body Reading Workshop avec Tom Myers
Institut Axis, Québec, 2023
*Quelques exemples de formations suivies dans le cadre de la formation continue encadrée par L’Ordre des acupuncteurs du Québec.
Baccalauréat en psychosociologie de la communication
Université du Québec à Montréal, Montréal, 1998
Comment j’ai découvert l’acupuncture « par accident »…
À la fin des années 90, j’ai habité quelques mois à Sárvár, petite ville de Hongrie. J’avais l’habitude de fréquenter certains commerces où j’étais reconnu comme “le canadien” et j’allais parfois me faire masser au centre de santé local. J’y voyais toujours la même massothérapeute, toujours parce que j’étais courbaturé, conséquence de mes escapades lors desquelles je dormais dans un train de nuit. Ma copine de l’époque, qui était hongroise, m’assistait généralement pour prendre rendez-vous, ma connaissance de la langue étant limitée.
Or, un jour où elle était absente, j’appelle par moi-même et demande à la réceptionniste si je peux venir aujourd’hui à telle heure. Cette dernière me répond « Igen de … », ce qui se traduit par « Oui mais … », suivi d’une phrase dans laquelle je ne reconnaissais aucun mot. Espérant éclaircir le détail qui m’échappait, j’ai répété ma question. Elle a répété sa réponse, ce qui m’a suffi puisqu’elle répondait par l’affirmative.

Une fois sur place, je suis accueilli par la réceptionniste et une autre femme, qui avait mon dossier de masso en main. Je me suis donc dit que c’était sans doute ça le « …mais… », ce n’était pas la masso habituelle. Je l’ai donc suivie vers une salle nommée akupunktúra, puis elle me parle en hongrois et me montre son matériel qui semble être un emballage d’usine médicale donc stérile. Tout ce que je connaissais de l’acupuncture venait d’un reportage que j’avais vu à Télé-Québec (qui s’appelait encore Radio-Québec, ça nous situe dans le temps 😉 ) concernant le soulagement de la douleur.
Je me suis dit que, comme les voyages forment la jeunesse, ce serait une nouvelle expérience. Alors, allez-y madame, piquez-moi kérem (svp) !! Je m’allonge, elle pose ses aiguilles et sort de la salle. Je ne me suis réveillé que lorsqu’elle est revenue pour retirer les aiguilles.

En marchant pour rentrer, je me sentais presque flotter, zen, le temps comme suspendu. Mais ce qui m’a le plus étonné c’est à quel point j’ai bien dormi, et longtemps, surtout la première nuit mais aussi les nuits suivantes. J’ai un historique de bon sommeil, mais là c’était remarquable.
Quelques semaines plus tard, de retour d’une excursion dans un pays voisin, j’ai demandé à ma copine de prendre rendez-vous avec la même dame pour le même traitement afin de comparer l’effet ou voir si c’était seulement une coïncidence. J’ai insisté pour qu’elle m’accompagne en tant qu’interprète et ainsi surmonter la barrière linguistique. Encore une fois, je suis ressorti sur un nuage, et l’effet s’est poursuivi durant la nuit.
De retour au Canada, j’ai fait des recherches sur l’acupuncture. J’ai découvert qu’il s’agissait d’une médecine complète, pouvant traiter l’ensemble des troubles fonctionnels et pas seulement la douleur. Il existait des études scientifiques en démontrant l’efficacité.
À l’instar de Victor Kiam avec Remington, qui a tellement aimé la produit qu’il a acheté la compagnie, j’ai tellement apprécié les effets de l’acupuncture que j’ai réorienté ma carrière !!
